Se réveiller à trois heures, c’est normal
Les brefs réveils entre deux cycles de sommeil sont normaux. Ce qui change deux minutes à 3 h du matin en une heure, c’est chercher ce qu’elles signifient.
Se réveiller est ordinaire. C’est de s’en alarmer qui coûte l’heure.
Le sommeil n’est pas un bloc continu de huit heures. Il avance par cycles d’environ quatre-vingt-dix minutes, et le contenu de ces cycles change au fil de la nuit : le sommeil lent profond se concentre dans la première moitié, le sommeil paradoxal dans la seconde. La seconde moitié est, par nature, plus légère.
De brefs réveils entre les cycles sont normaux, et la plupart ne laissent aucun souvenir. Se réveiller à trois heures et s’en rendre compte n’est pas en soi un dysfonctionnement.
Ce qui transforme un réveil de deux minutes en une heure, ce sont les deux minutes passées à chercher ce qu’il signifie.
Ce qui le prolonge, c’est ce qui vient ensuite : le coup d’œil à l’heure, le calcul de ce qui reste, la conclusion que demain est désormais gâché. C’est de l’activation, ça te concerne personnellement, et c’est exactement la mécanique décrite dans l’article sur l’effort.
C’est aussi un autre problème que l’endormissement du début de nuit, et il mérite un autre objet : quelque chose qui commence déjà calme, plutôt qu’une histoire qui s’ouvre sur des phrases de longueur normale. Nous ne l’avons pas encore. C’est sur la liste.
Pour aller plus loin
Que faire pendant une nuit pareille, une page en anglais le découpe en étapes : What to do when you can’t sleep — rester où tu es au début, ne pas regarder l’heure, et ne te lever que si rester au lit est devenu une lutte. Pourquoi la nuit n’est pas d’un seul tenant, What happens when you fall asleep, en anglais aussi, l’explique en suivant les cycles qui se répètent environ 4 à 6 fois par nuit.